UNIVERSITÉ DU TEMPS LIBRE

6 rue de Taulignan - 84000 Avignon

Tél. 04 90 85 88 00

Histoire de l'art

L’Allégorie dans la peinture

Chantal Duquéroux-Rozwens


L’Allégorie est la représentation d’une idée abstraite (La Paix, la Liberté, l’Amour...) par une figure ou un ensemble de figures en situation précise.

C’est donc une image concrète qui est donnée à voir. C’est rendre visible l’invisible. Tous les poètes et philosophes de l’Antiquité (Platon, Virgile...) ont eu recours à elle, le Moyen Âge roman et gothique de même. A partir de la Renaissance son emploi va prospérer. Les « Livres d’Emblèmes » vont se multiplier, le plus représentatif d’entre eux étant « Iconologia » de Cesare Ripa (1593).

Ce livre est une sorte de catalogue pour artistes désireux d’illustrer les passions humaines, un formidable et savant répertoire de signes et d’attitudes que chaque atelier devra posséder pour honorer les nombreuses commandes qui ne manquèrent pas. Au XVIIIe siècle l’allégorie va apparaître comme incompréhensible à certains, mais pour Diderot elle met au centre de la création picturale l’idée du peintre, c’est à dire sa pensée par l’image. « La Liberté guidant le peuple » de Delacroix ou « Guernica » de Picasso en sont des exemples.

Ces nombreuses images peintes et sculptées furent donc l’objet de recherche des plus grands artistes.

L’Allégorie dans la peinture

Conférences avec vidéoprojection

les lundis de 14h à 16h

Présentation gratuite du cours
le 16.09.2019 à 14h

3 sessions de 8 séances chacune

1ère session :
2ème session :
3ème session :

Début le 04.11.2019
Début le 20.01.2020
Début le 30.03.2020

Coût de chaque session : 128 € (2x64)


Les Modernités 1890 - 1960

Chantal Duquéroux-Rozwens


A la mort de Van Gogh en 1890, l’expression picturale avait radicalement changé de codes. Le trait, la couleur, la construction du tableau, s’engageaient dans une voie nouvelle loin du néoclassicisme. Le monde changeait, et avec lui sa représentation. La seconde grande audace fut celle de Cézanne qui par un travail acharné sur l’expression de la forme, découvre une expression nouvelle, remettant en cause la perspective traditionnelle.

En Europe, en Allemagne en particulier, vont apparaître des avant-gardes d’une très grande originalité, d’une force expressive jamais atteinte jusqu’alors. La couleur et ses multiples déclinaisons vont amener progressivement l’idée qu’elle pouvait devenir le sujet principal d’un tableau. La couleur comme expression sensible, comme l’unique raison de la création picturale. L’abstraction était née, et avec elle un formidable champ d’expérimentation. Un peu partout dans le monde occidental, il va s’agir de rendre visible l’invisible en utilisant un vocabulaire plastique radicalement nouveau. L’exploration de nouvelles propositions sera le maître mot. Il est écrit sur la façade du bâtiment de la Sécession à Vienne : « A chaque époque son art, et à chaque art sa liberté ».

Les Modernités 1890 - 1960

Conférences avec vidéoprojection

les mardis de 9h30 à 11h30

Présentation gratuite du cours
le 17.09.2019 à 10h

3 sessions de 9 séances chacune

1ère session :
2ème session :
3ème session :

Début le 01.10.2019
Début le 17.12.2019
Début le 17.03.2020

Coût de chaque session : 144 € (2x72)


La peinture du Caravage

Joëlle Saccoman


L’œuvre puissante et novatrice de Michelangelo Merisi da Caravaggio, dit Le Caravage, révolutionna la peinture du XVIIe siècle par son caractère naturaliste, son réalisme parfois brutal, son érotisme troublant et son utilisation de la technique du clair-obscur qui influença nombre de grands peintres après lui.

Par ailleurs il mena une vie dissolue, riche en scandales provoqués par son caractère violent et bagarreur - allant jusqu’à tuer lors d’une querelle - et sa fréquentation habituelle des bas-fonds et des tavernes, ainsi que sa sexualité scandaleuse pour l’époque, lui attirèrent de nombreux ennuis avec la justice, l’Église et le pouvoir.

Mais la condamnation ne viendra pas seulement de l’Église : les choix du Caravage, associés à sa mauvaise réputation, lui vaudront de nombreuses critiques parfois très véhémentes à travers les âges.

Il a trouvé, dans son art, une sorte de « rédemption à toutes ses turpitudes », mais il fallut attendre le début du XXe siècle pour que son génie soit pleinement reconnu, indépendamment de sa réputation sulfureuse.

La vie passionnée du Caravage en a fait une légende, son œuvre un précurseur. Par ses innovations tant techniques que culturelles, son message puissant et direct marquera profondément le développement de la peinture occidentale.

Son existence décousue ne lui permit pas de créer une véritable école.

La peinture du Caravage

Conférences avec vidéoprojection

12 lundis de 9h30 à 11h30

Présentation gratuite du cours
le 23.09.2019 à 10h

début le 30.09.2019

189 € (3x63)


Art et mécénat privé

Ferrare et Mantoue

Joëlle Saccoman


1400-1500, l’Europe sort à peine de ses guerres médiévales. Déjà se dessine un âge nouveau, promu par les docteurs en « Humanitas », l’âge où « se bien tenir » et être bien vêtu va de pair avec une culture parfaite de l’esprit.

En Italie, le « financement » des créations artistiques foisonnantes de la Renaissance est lié aux villes, dominées par une élite commerciale lettrée et raffinée, mais aussi par les guildes, ces corporations de marchands et riches artisans commanditent des œuvres pour les édifices religieux, ou encore de nombreuses cours.

Ce sera l’âge d’or du mécénat, où les artistes sont échangés, passant d’une cour à l’autre, à travers une Europe de liens marchands et politiques.

Si Florence se révèle sans égale dans l’éclosion des idées de l’humanisme, d’autres cités, plus au Nord, la suivent de très près, lui disputant le nom de « Nouvelle Athènes ».

C’est le cas de Ferrare et de Mantoue, dont les maîtres, tous Condottieri, s’entourent de brillantes cours et d’artistes illustres pour nous laisser le témoignage de leur splendeur et de leur humanisme.

Les Gonzague à Mantoue et les Este à Ferrare firent de leurs villes d’importants foyers de la Renaissance où l’on croisait entre autres, Pisanello, Leon Battista Alberti, Andrea Mantegna, Giulio Romano, le Corrège, le Parmesan, Titien, Carrache….

Ces familles princières ont créé autour de leurs capitales de brillantes cours où soufflait l’esprit humaniste, donnant parfois naissance à de véritables écoles artistiques.

Leur puissance, leur goût de l’ostentation, du raffinement artistique, de la recherche philosophique et de la littérature se conjuguèrent pour y instaurer une vie brillante dont témoignent encore aujourd’hui les chefs-d’œuvre laissés par leurs protégés.

Art et mécénat privé

Conférences avec vidéoprojection

14 lundis de 9h30 à 11h30

Présentation gratuite du cours
le 23.09.2019 à 10h30

début le 27.01.2020

222 € (3x74)


Histoire de la Musique

de l’Antiquité au XXIe siècle

Elisa Barbessi


Étudier l’histoire de la musique signifie explorer les multiples facteurs qui déterminent la conception d’une œuvre musicale jusqu’à sa restitution publique. L’observation de ce processus de création et de réception dans sa trajectoire historique ainsi que dans son contexte social nous permettra de comprendre les phénomènes musicaux d’aujourd’hui et de nous situer en tant qu’acteurs dans cette évolution.

Au-delà de l’histoire proprement dite, les perspectives multiples qui font de la musique un phénomène complexe et articulé seront l’objet de ce cours.

Nous allons parcourir les étapes les plus significatives qui ont marqué la production musicale dite « savante » de l’Antiquité au XXIe siècle, avec une thématique spécifique pour chaque séance.

Le cours se structure autour de l’analyse des œuvres les plus marquantes de chaque époque afin de déterminer les éléments de composition qui caractérisent une esthétique dans son contexte social plus ample. Lors des écoutes, une attention particulière sera consacrée à l’étude des différents types d’interprétation qui situent un enregistrement dans une démarche de restitution historiquement véridique ou du projet artistique qui est à la base du produit discographique.

Nous verrons entre autres comment une épitaphe grecque du IIe siècle av. J.-C. peut encore nous parler ? Quelles sont les racines de la créativité ? Pourquoi les plumes des plus grands philosophes se sont autant enflammées à la représentation d’un intermezzo italien à Paris en 1752, à quelques décennies de la Révolution ? Pourquoi l’image de Beethoven s’est cristallisée autour d’un génie irascible ? D’où naît l’expression artistique et où est la frontière entre l’art et le « moi » créatif ?

Histoire de la Musique

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 10h à 12h

Présentation gratuite du cours
le 19.09.2019 à 10h

début le 03.10.2019

189 € (3x63)


La Comédie dans le Cinéma

Focus Italie et USA - 1950 / 1980

Laura Vichi


A partir de quelques échantillons marquants du cinéma américain et du cinéma italien, deux cinématographies où le comique est par moments véritablement à l’honneur, nous nous pencherons sur le fonctionnement d’un genre de film majeur, la comédie.

En Italie, dans la lignée de la commedia dell’arte, en réaction à l’austérité du néoréalisme, la comédie s’impose comme un nouveau courant qui se penche avec un humour souvent mordant sur la vie de la société de l’époque. Nous nous pencherons sur les réalisateurs spécialistes du genre comme ­Luigi ­Comencini, Dino Risi et Ettore Scola.

Du côté américain, nous nous intéresserons à des réalisateurs tels que Charlie Chaplin, Billy Wilder et Woody Allen, qui nous permettront de découvrir des thèmes comme les polémiques de l’Amérique maccarthyste, la dérision du puritanisme anglo-saxon, les questions existentielles obsédantes, l’amour-haine des intellectuels...

Nous emprunterons des clés de lecture de film à des historiens, critiques, écrivains, artistes, philosophes, qui nous permettront d’amorcer un débat autour des extraits proposés.

La Comédie dans le Cinéma

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 9h30 à 11h30

 

début le 06.02.2020

189 € (3x63)