UNIVERSITÉ DU TEMPS LIBRE

6 rue de Taulignan - 84000 Avignon

Tél. 04 90 85 88 00

Histoire de l'art

La sculpture de Donatello à Michel-Ange
1450-1520

Chantal Duquéroux-Rozwens


Cette période en particulier est l’une des plus intenses de la création artistique occidentale. Le musée du Louvre lui consacre une exposition qui va permettre de montrer des œuvres rarement exposées en France.

A Florence, dans la première moitié du XVème siècle, c’est la sculpture qui est le moteur de la création. Luca della Robbia, Lorenzo Ghiberti, Donatello, insufflent un vent nouveau. En effet déjà sur les portes du Baptistère qui se terminent en 1425, Ghiberti fait apparaître la vie exubérante, la juste expression du mouvement dont il maîtrise les excès. L’expression des passions est un moment déterminant de la création. Faut il exprimer et dans quel but, la joie, la souffrance, la mort, sans être damné ? Vers la fin du siècle, la « Déploration du Christ » sera traitée de manière tout à fait extraordinaire par le sculpteur Niccolò dell'Arca de Bologne. Le spectateur est dès lors en empathie avec la scène représentée.

L’ombrageux Michel-Ange montrera dans le marbre comment les ardeurs de l’âme peuvent consumer le corps.

La sculpture de Donatello à Michel-Ange

Conférences avec vidéoprojection

les lundis de 14h à 16h

 

3 sessions de 9 séances chacune

1ère session :
2ème session :
3ème session :

Début le 04.10.2021
Début le 03.01.2022
Début le 21.03.2022


Coût de chaque session : 144 € (2x72)


Approche de la peinture abstraite

Chantal Duquéroux-Rozwens


A partir de 1910 s’est produit une sorte de « renversement » du sens courant de la peinture. Les lignes, les taches, les traces avec ou sans couleurs dans un premier temps, se sont répandues progressivement en Europe et aux États Unis. Le sujet tel qu’on le connaissait dans les siècles passés, paysage, portrait, scène de genre, scène historique, nature morte, disparaissait. Le spectateur se trouvait face à des surfaces peintes où rien ne semblait faire sens, parce qu’il n’y avait plus rien à voir. La peinture était devenue une absurdité, une imposture, une insolence, une provocation.

Avec l’Abstraction lyrique des années 20 (Hartung, Riopelle, Miro...) l’événement se produisit, la toile devenait ce lieu où viennent se faire et se défaire des sens (Pierre Soulages). Le monde, à défaut d’être représenté, devait être senti, et le mieux que nous ayons à faire, disait Pierre Bonnard, c'est de laisser l'art tranquille.

Approche de la peinture abstraite

Conférences avec vidéoprojection

les mardis de 9h30 à 11h30

 

3 sessions de 9 séances chacune

1ère session :
2ème session :
3ème session :

Début le 28.09.2021
Début le 14.12.2021
Début le 15.03.2022


Coût de chaque session : 144 € (2x72)


L’art contemporain : une esthétique digne d’intérêt ?

Dominique Bernard Faivre


L’art contemporain comme monde de la « banalité esthétique » selon Baudrillard ? Ou au contraire de la « plasticité inventive » selon Dagognet ?

Tels seront, entre autres, des axes d’approche des arts plastiques à partir de la seconde moitié du XXème siècle. Car avec Warhol par exemple, ce sont des « objets fétiches dénués d’aura » qui contribuent à une « disneyification du monde » en raison de leur prolifération. Alors qu’avec Viallat ou encore Fontana, c’est la sortie du figuratif qui constitue une sorte « d’apothéose » de l’art, une véritable destitution de la représentation au profit de la « présentation ».

Et que dire de cet apparent paradoxe qui consiste à inaugurer un art éphémère sous forme de « performances » ou « d’installations » lorsque leur conception même intègre des modalités de conservation de leurs traces respectives ? Que vaut un Pont Neuf provisoirement emballé ou encore un encerclement d’Îles de la baie de Biscayne à Miami ?

L’art contemporain se pose-t-il à contre-courant même des genres historiques lorsque Ricky Swallow se fait l’auteur d’une Vanité contemporaine intitulée Everything is nothing ?

Le strict usage de « l’outrenoir » ou de l’aérosol, celui du polystyrène ou de carrosseries de voitures ne peuvent-ils illustrer, à leur manière, cette « plasticité inventive » ? Ne sont-ils pas à même de produire de véritables « métamorphoses » du réel succédant aux anamorphoses renaissantes ?

Que dire enfin des fonctions politiques habituellement dévolues à l’art ? Comment ne pas évoquer entre autre le très discutable « marché de l’art contemporain »?

Nous nous proposons donc une sorte de voyage esthétique, à défaut parfois d’être artistique au sens classique du terme. Car l’art « contemporain » au sens esthétique a souvent trouvé son ancrage dans l’inconfort, tant sensoriel qu’intellectuel…

L’art contemporain

Conférences avec vidéoprojection

12 jeudis de 14h à 16h

 

début le 03.02.2022

189 € (3x63)


Des Étrusques aux Romains

Joëlle Saccoman


Peuple vivant entre le VIIe et le IIe siècle av. J.-C. dans une vaste zone de l’Italie centrale, les Étrusques ont joué un rôle important dans le développement de la culture, de l’écriture, de l’art et de l’artisanat tout au long des premiers siècles qui ont succédé à la préhistoire du vieux continent.

Rome, qui leur doit en partie sa grandeur, subit fortement leur influence, qui persista dans les institutions, les modes de vie, la langue, les goûts, l’amour du luxe, du faste et des banquets, la danse et la musique...

En dépit de la perte de leur autonomie, les Étrusques continuèrent à exercer par la suite une grande influence en Italie et en Europe..

Des Étrusques aux Romains

Conférences avec vidéoprojection

les jeudis de 9h30 à 11h30

 

2 sessions de 12 séances chacune

1ère session :
2ème session :

Début le 07.10.2021
Début le 20.01.2022


Coût de chaque session : 189 € (3x63)


Facettes du cinéma italien moderne

Laura Vichi


Comme nous l'avons vu au fil des années passées, les années 1960 sont en Italie des années cinématographiquement opulentes où les sorties de nouveaux films se succèdent à un rythme soutenu. À côté des comédies de Monicelli, Comencini, Risi, Scola et des films des « maîtres-monstres » que sont Visconti, Fellini, Antonioni et Pasolini, plusieurs noms émergent, qui ont marqué l'histoire du cinéma italien : Emanno Olmi, les frères Paolo et Vittorio Taviani, Bernardo Bertolucci, Marco Bellocchio, Liliana Cavani, Lina Wertmüller, Vittorio De Seta, Francesco Rosi, Elio Petri, Sergio Leone, Giuliano Montaldo, Damiano Damiani, Cecilia Mangini...

Le contexte dans lequel ces réalisateurs/réalisatrices créent joue un rôle prépondérant. Il s'agit, de façon générale, de cinéastes qui traversent l'histoire et la société italiennes à une période de grands changements sociétaux (tous commencent à travailler au début des années 1960).

Il s'agira de prendre en considération quelques un.e.s de ces réalisateurs/réalisatrices, qui, en surmontant la « crise » des années 1980, ont travaillé jusqu'à nos jours :

> Lina Wertmüller, la « dame du grotesque » parmi les réalisateurs de la comédie à l'italienne
> Ettore Scola : de la comédie à la mélancolie
> Bernardo Bertolucci : de la leçon de Pasolini, l'influence de la Nouvelle Vague, l'affirmation de l'auteur
> Marco Bellocchio : engagement et psychanalyse
> Liliana Cavani, une réalisatrice engagée
> Paolo e Vittorio Taviani ou le Néoréalisme revisité

Le programme ainsi que la filmographie de référence seront distribués au début du cours.

Facettes du cinéma italien moderne

Conférences avec vidéoprojection

10 jeudis de 9h30 à 12h

 

début le 24.02.2022

198 € (3x66)